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ACS : le Crédoc prône une meilleure prise en compte des profils et parcours de vie des non-recourants

ACS : le Crédoc prône une meilleure prise en compte des profils et parcours de vie des non-recourants
Comment lutter contre le non-recours à l’aide à la complémentaire santé (ACS) ? Telle est la question à laquelle répond une étude réalisée par le Crédoc à la demande du Fonds CMU-C, publiée le 13 juillet 2017. Sa réponse : mettre en place une communication personnalisée, montrer les avantages concrets à souscrire à l’ACS et réduire le caractère proactif de la démarche de demande de l’ACS.

Le Crédoc a réalisé auprès de 62 personnes une étude destinée à mieux comprendre les raisons du non-recours à l’ACS à la demande du Fonds CMU-C, publiée le 13 juillet. Il en ressort que les non-recourants ne se considèrent pas comme une cible potentielle des politiques publiques et que moins de la moitié a déjà entendu parler de l’ACS. Aussi, après une analyse des caractéristiques des personnes concernées, le Crédoc liste plusieurs pistes d’amélioration du recours à l’ACS qui s’inscrivent dans une logique de meilleure prise en compte des profils et des parcours de vie des non-recourants.


Caractérisation des non-recourants


La majorité des répondants ne connaissent pas le dispositif de l’ACS ou considèrent ne pas pouvoir y accéder compte tenu du niveau de leurs ressources. Et les personnes qui connaissent l’aide dénoncent la complexité des démarches alors qu’elles ont à faire face à un parcours de vie difficile.


En prenant en compte les parcours de vie et le niveau de fragilité sociale des non-recourants, le Crédoc a défini trois profils type qui montrent que la sensibilité à l’ACS et à ses avantages varie en fonction de ceux-ci :


– les personnes en situation stable : elles sont installées professionnellement, en couple et légèrement plus propriétaires ou en accession à la propriété. Elles parviennent à épargner de temps à autre ;


– les personnes en situation de rupture récente : elles sont confrontées à une rupture dans leur parcours de vie depuis moins de cinq ans (séparation, chômage, faillite de leur entreprise). Elles se restreignent dans leurs dépenses pour faire face à leur situation de précarité. Elles espèrent que leur situation est temporaire et n’envisagent pas de recourir à des aides à ce stade ;


– les personnes en situation de fragilité durable : elles font face depuis plus de cinq ans à des difficultés (licenciement, maladie) qui dégradent fortement leurs conditions de vie. Elles estiment que leurs ressources, même faibles, sont au-dessus des plafonds donnant le droit à des aides.


Pistes d’amélioration


Aussi, le Crédoc propose « de mettre en place une communication personnalisée, de montrer les avantages concrets à souscrire l’ACS et de réduire le caractère proactif de la démarche de demande d’ACS ». Des propositions relayées par le Fonds CMU-C qui travaille sur la simplification du formulaire de demande d’ACS et la mise en place de téléservices pour permettre aux demandeurs d’évaluer l’aide susceptible de leur être accordée. Fin avril 2017, 1,14 million de personnes étaient couvertes par l’ACS.


Lettre du fonds CMU, Références n° 68, juillet 2017

Liaisons Sociales Quotidien, 02/08/2017
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