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ÉCONOMIE ET CONJONCTURE

L’Insee prévoit une croissance de 1,9 % en 2017

L’Insee prévoit une croissance de 1,9 % en 2017
Dans sa note de conjoncture, publiée le 19 décembre 2017, l’Insee anticipe une croissance « solide » en France, avec un PIB en hausse de 0,6 % à la fin de 2017. L’activité ne faiblirait quasiment pas début 2018 (+ 0,5 % au premier trimestre, puis + 0,4 % au deuxième). Selon l’Insee, ce contexte économique permettrait au chômage de diminuer légèrement.

Dans sa note de conjoncture diffusée le 19 décembre 2017, l’Insee prévoit une activité économique soutenue en France d’ici à la fin de l’année.
La croissance annuelle atteindrait + 1,9 % en 2017, « la plus forte depuis 2011 ». L’emploi total augmenterait de 72 000 postes au premier semestre 2018. Cette hausse étant « un peu » supérieure à celle de la population active, le chômage diminuerait légèrement pour atteindre à la mi-2018 un taux de 9,4 % en France (y compris Dom), soit 0,1 point de moins qu’un an plus tôt.


L’activité progresse « à toute allure » dans la zone euro


D’ici à la mi-2018, l’activité dans les économies développées resterait favorable. Portée par une accélération des salaires, « encouragés par un chômage au plus bas depuis 17 ans et des baisses d’impôts promises », la croissance américaine resterait robuste (+ 0,8 % fin 2017 puis + 0,6 % par trimestre au premier semestre 2018). Au Japon, l’activité ralentirait par contrecoup (+ 0,2 % fin 2017), puis progresserait modérément début 2018 (+ 0,3 % chaque trimestre), « portée par un rebond de la demande intérieure et des exportations ».
Dans les économies émergentes, l’activité se relèverait malgré un « ralentissement attendu » en Chine (+ 1,5 % d’ici à la fin 2017, après +1,7 % au troisième trimestre, puis + 1,6 % par trimestre d’ici à la mi-2018). Le retour de la croissance resterait plus timide au Brésil qu’en Russie en surtout qu’en Inde.
S’agissant de la zone euro, l’activité économique resterait « très solide » au quatrième trimestre 2017, à + 0,6 %, puis ralentirait « à peine » début 2018 (+ 0,5 % par trimestre). En moyenne annuelle, le PIB accélérerait à + 2,4 % en 2017 (après + 1,7 % en 2016). Le PIB ralentirait un peu en Allemagne, mais resterait très dynamique en prévision (+ 0,7 % au quatrième trimestre, puis + 0,6 % au premier trimestre 2018, puis + 0,5 % au deuxième). L’activité économique resterait solide en Espagne (+ 0,8 % au quatrième trimestre 2017 et au premier trimestre 2018, puis + 0,7 % au deuxième) et en Italie (+ 0,4 % par trimestre d’ici à la mi-2018). Enfin, au Royaume-Uni, l’activité continuerait de croître de 0,4 % fin 2017, puis ralentirait à + 0,3 % par trimestre au premier semestre 2018.
Néanmoins, à court terme, ce scénario est, selon l’Insee, « susceptible d’être affecté par les incertitudes politiques de part et d’autre de l’Atlantique, ainsi que par le comportement de consommation des ménages français face à la flexion temporaire de leur pouvoir d’achat ».


L’économie française garde une cadence soutenue


En France, l’économie poursuivrait sur sa lancée au cours des prochains trimestres (+ 0,6 % fin 2017, + 0,5 % début 2018, puis + 0,4 % au printemps). La croissance annuelle atteindrait + 1,9 % en 2017 (contre 1,1 % en 2016) et l’acquis pour 2018 serait déjà de + 1,7 % à mi-année.
Par ailleurs, souligne l’Insee, la consommation des ménages fléchirait au quatrième trimestre 2017 (+ 0,3 % après + 0,6 %), du fait notamment du fort ralentissement des dépenses en biens (0,0 % après + 0,6 %). Au premier semestre 2018, elle conserverait un rythme modéré (+ 0,3 % par trimestre), mais supérieur à celui du pouvoir d’achat des ménages (- 0,3 % au premier trimestre 2018 puis + 0,4 % au deuxième).


Le taux de chômage diminuerait légèrement d’ici mi-2018


D’ici à la mi-2018, l’emploi marchand non agricole continuerait de progresser (+ 60 000 postes au quatrième trimestre 2017, + 55 000 au premier trimestre 2018 puis + 45 000 au deuxième). Les mesures générales d’abaissement du coût du travail auraient un effet globalement neutre, souligne l’Insee. Le crédit d’impôt sur la compétitivité et l’emploi (CICE) et le Pacte de responsabilité et de solidarité (PRS) continueraient ainsi d’enrichir la croissance en emplois, d’environ 15 000 emplois au premier semestre 2018, comme en fin d’année 2017. En revanche, la fin de la prime à l’embauche pour les PME au 30 juin 2017 continuerait début 2018 de peser sur l’emploi (- 10 000 par trimestre de mi-2017 à mi-2018).
Dans le secteur non marchand, l’emploi baisserait nettement au second semestre 2017 (- 38 000, après + 27 000 au premier semestre), du fait de la réduction du nombre de contrats aidés. Début 2018, ce repli continuerait avec 32 000 emplois de moins au premier semestre.
Au final, l’emploi total augmenterait de 239 000 en 2017 (après + 253 000 en 2016). Il progresserait ensuite de 72 000 postes au premier semestre 2018, « porté par une croissance toujours favorable, mais encore freiné par la diminution des contrats aidés ». Ces créations d’emploi dépasseraient la progression attendue de la population active, permettant ainsi au chômage de diminuer. À la mi-2018, le taux de chômage au sens du BIT (y compris Dom) reculerait ainsi à 9,4 %, soit 0,1 point de moins qu’un an plus tôt.


INSEE, Note de conjoncture, décembre 2017
www.wk-ce.fr/actualites/upload/insee-note-conjoncture-decembre2017-19122017.pdf

Liaisons Sociales Quotidien, 28/12/2017
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