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ÉGALITÉ ET DIVERSITÉ

Engie signe un nouvel accord européen sur l’égalité professionnelle femmes-hommes

Engie signe un nouvel accord européen sur l’égalité professionnelle femmes-hommes
Le 22 novembre 2017, la direction d’Engie ainsi que les représentants des salariés du groupe ont signé un nouvel accord européen relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, qui prolonge le précédent, conclu en juin 2012. 

Comme en 2012, le groupe affirme s’engager en faveur de l’égalité des chances, de l’égalité salariale à conditions de travail identiques et/ou équivalentes et d’un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle pour les personnes des deux sexes. Outre l’introduction de nouvelles garanties, l’accord révisé met l’accent sur sa mise en œuvre via l’élaboration de plans d’action tous les trois ans au niveau du groupe pour impulser une dynamique de déploiement, en plus de plans d’action au niveau des sociétés.


Engie, qui emploie 153 090 collaborateurs dans le monde, dont 133 770 en Europe, et trois fédérations syndicales européennes, IndustriALL, FSESP et FETBB, ont signé, le 22 novembre 2017, un nouvel accord européen sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Aujourd’hui, les femmes ne représentent encore que 22 % des effectifs du groupe, une proportion toutefois en progression de près de trois points par rapport à celle enregistrée quatre ans plus tôt. Pour pérenniser les actions entreprises et ancrer l’égalité au cœur du projet industriel et social, les signataires poursuivent le dialogue social dans ce domaine et l’élargissent, comme en 2012, aux sous-traitants. Ils conservent, par ailleurs une « clause de non-régression », selon laquelle l’accord ne peut en aucun cas constituer un motif de réduction des obligations d’Engie en la matière.


Conclu pour une durée indéterminée, l’accord prévoit cependant de continuer à s’appliquer dans les filiales localisées au Royaume-Uni, même après sa sortie de l’Union européenne à 28 membres.


Quatre terrains d’action


Selon l’accord, l’égalité professionnelle sert la performance économique et sociale du groupe, tout en contribuant à l’évolution des mentalités dans la société civile. Elle repose sur deux « axes principaux » : la lutte contre les discriminations et l’effort de mixité. Et elle s’obtient sur quatre terrains d’action. En effet, afin d’augmenter les chances de progression, l’accord de 2017 ajoute à l’égalité des chances, notamment au moment du recrutement, à l’égalité salariale et à l’équilibre des temps de vie, le déroulement de carrière. Celui-ci doit être équitable, quel que soit le temps de travail assuré.


L’égalité dans le recrutement


Engie promeut une meilleure représentation des femmes dans tous ses métiers. Leur présence dans les métiers techniques est « favorisée », tandis que les métiers fortement féminisés seront valorisés, afin de les rendre « attractifs » pour les hommes comme pour les femmes. Pour garantir l’égalité des chances au recrutement, Engie s’engage, comme précédemment, à élaborer des cahiers des charges des prestataires extérieurs, prenant en compte cette exigence : la présentation d’au moins une candidature féminine, dont les qualifications correspondent au poste, sur la liste proposée à Engie, chaque fois que cela est possible, doit être demandée.


Par ailleurs, l’accord rappelle le précepte du droit européen selon lequel le principe d’égalité n’interdit pas des avantages spécifiques en faveur du genre sous-représenté en matière d’emploi, de travail, de rémunération (charte des droits fondamentaux de l’UE, art. 23).


Les déroulements de carrière


Engie encourage l’accession des femmes aux postes de direction et aux postes de management. Pour garantir l’équité des évolutions de carrière, l’accord retient un accompagnement des trajectoires professionnelles des femmes. Il se réfère, entre autres, au mentoring, créé en 2010, un dispositif qui doit bénéficier à toutes les catégories professionnelles. Ce programme contribue à l’accès des femmes aux postes à responsabilité, en faisant appel à des binômes « mentors-mentorées », qui sont composés de cadres dirigeants et de salariées du groupe. L’aménagement des locaux, les évaluations de la sécurité et des risques doivent en outre prendre en compte la problématique hommes-femmes.


L’atteinte de l’objectif requiert, par ailleurs, un suivi des femmes durant leur maternité et au retour de leur congé afférent. Le groupe s’engage à prendre les mesures pour que les femmes enceintes bénéficient d’un aménagement des conditions de travail (notamment en cas d’exposition à des substances dangereuses) et du temps de travail si celui-ci comporte un risque pour leur sécurité ou leur santé.


La volonté d’égalité salariale


L’accord réaffirme un principe : une rémunération égale entre les femmes et les hommes, portant sur le salaire de base, les rémunérations liées aux résultats et autres avantages, « est un élément déterminant de l’égalité », qui a des répercussions sur la retraite et l’équilibre des temps de vie. Engie s’engage à mettre en œuvre un système de rémunération transparent, qui transmettra « des signaux positifs sur les valeurs et les méthodes de travail de l’entreprise ». Au titre de la gestion progressive des écarts éventuels, il est précisé qu’une situation individuelle de discrimination avérée doit être traitée dans les trois mois, avec effet rétroactif, le cas échéant.


Une attention particulière est portée à la rémunération des salariés à temps partiel, fréquemment des femmes, contrôlant qu’ils ont une évolution comparable à celle des salariés à temps plein.

L’équilibre des temps de vie

Certaines actions facilitent un bon équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle et elles ne s’adressent pas qu’aux femmes. Ainsi, les réunions se déroulent dans le cadre des horaires de travail habituels, puisque les conditions de travail doivent permettre aux salariés d’accomplir leurs obligations familiales à l’égard de leurs ascendants ou de leurs descendants, et leurs devoirs de citoyens.


Les partenaires sociaux, dans chacune des sociétés, veillent à ce qu’aucune disposition conventionnelle ne contribue à l’idée que seule la femme assume les charges familiales.


L’accord conserve, par ailleurs, un article sur la prévention des agissements sexistes et du harcèlement sexuel. Ainsi, des outils d’alerte doivent permettre de « signaler tout comportement déviant ».


Des plans d’action


L’accord définit des indicateurs de suivi au niveau du groupe (par pays où Engie compte au moins 1 000 salariés) et au niveau de chaque entreprise. Il précise que des plans d’action triennaux, au niveau du groupe et de chaque société, sont élaborés avec en concertation avec les représentants du personnel, sur la base d’un diagnostic préalable. Les plans d’action des sociétés peuvent, notamment, porter sur sept thèmes, proposés par les partenaires sociaux européens. Ceux-ci retiennent, par exemple, la proposition et la mise en œuvre de formations diplômantes et qualifiantes.


Accord européen du groupe Engie du 22 novembre 2017 relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes
www.wk-ce.fr/actualites/upload/accord-engie-egalite-fh-22112017.pdf

Liaisons Sociales Quotidien, 10/01/2018
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