L’ouverture d’une négociation consacrée à l’amélioration de la protection sociale des 850 000 salariés des hôtels, cafés et restaurants (HCR), fait partie du donnant-donnant conclu, le 28 avril, avec le gouvernement, en contrepartie de la baisse, le 1er juillet, de la TVA à 5,5 %.
Les organisations patronales se sont en effet engagées à « améliorer la garantie de prévoyance et/ou à mettre en place une mutuelle couvrant au minimum les frais de santé ». « Avec l’amélioration des minima conventionnels, ce sont nos trois objectifs de redistribution aux salariés », confirme Christine Pujol, la présidente de l’Union des métiers et de l’industrie de l’hôtellerie (Umih).
En matière d’arrêt de travail, les négociations devraient aborder la question du délai de franchise : « 58 % des demandes d’aide sociale concernent des personnes privées de ressources du fait de ce délai », explique Denis Raguet, vice-président (FO) de HCR prévoyance.
Si, dans le cadre du pilotage du régime, patronat et syndicats devaient ratifier, le 22 juin, une première amélioration visant à ramener ce délai de 120 à 90 jours à coût constant, « il reste, selon lui, un relais de mensualisation à combler entre le 68e et le 91e jour d’arrêt, moyennant une hausse maximale de cotisation de 0,05 % ».
La création d’une mutuelle santé de branche est l’autre grand volet de ces discussions. « Cela fait partie des avantages dont nos jeunes collaborateurs doivent bénéficier », reprend Christine Pujol, estimant que « c’est un bon moyen de fidélisation ». « Reste à savoir jusqu’où la branche est prête à aller », s’interroge Denis Raguet. Réponse d’ici la fin de l’année.
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