Alors que la loi sur le travail dominical était applicable dans pratiquement toute la France dès le dimanche 17 août, les réactions sont toujours aussi nombreuses.
- CGT : le syndicat a déclaré, le 17 août, qu’il allait « contacter les autres organisations syndicales » afin « d’examiner unitairement tous les recours possibles pour remettre en cause le contenu de la loi ». « La démonstration est faite que l’unique objectif de cette loi vise à accroître une individualisation des salariés. Elle n’a pas vocation à répondre aux attentes, mais de forcer à de nouveaux modes de vie », ajoute un porte-parole du syndicat.
- FO : le secrétaire général, Jean-Claude Mailly, a annoncé, le 17 août, avoir saisi le Bureau international du travail (BIT) sur la loi du travail dominical. « Il y a une convention internationale du travail sur le repos hebdomadaire, et nous considérons – c’est pour ça que nous avons fait les observations au Bureau international du travail – que la loi qui a été votée ne répond pas, ne respecte pas toutes les dispositions de cette convention », a-t-il déclaré. « Les dérogations sont prévues, dans le cadre de la convention internationale, mais il y a des formes à respecter et on ne peut pas déroger de manière temporaire et pour n’importe quoi », a-t-il ajouté.
- Commerces : des salariés du BHV étaient en grève le 16 août à l’appel de la CFDT-commerce contre « la course folle à l’élargissement des horaires d’ouverture ». « Nous avons écrit à Bertrand Delanoë pour lui demander de ne pas céder aux pressions des grands groupes », a déclaré le syndicat, ajoutant que « les patrons de grands magasins, comme Printemps, Galeries Lafayette ou BHV, veulent ouvrir le dimanche ».
Découvrez les autres portails métiers de Wolters-Kluwer France :