Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, invité à la 23e université d’été de la CFDT, a participé le 27 août à une table ronde sur le thème « demain, le syndicalisme ». La venue de Bernard Thibault a confirmé le dégel entre les deux principaux syndicats, qui souhaitent donner un signal d’unité sur fond de rentrée sociale difficile. « Je ne réponds pas à toutes les invitations d’université d’été », a glissé Bernard Thibault. C’est « un signe politique de l’inviter », a complété François Chérèque, en appelant de ses vœux le jour où de telles rencontres seront « banalisées ».
Bernard Thibault a souhaité que les huit syndicats animateurs des mouvements d’avant les vacances se rencontrent « le plus tôt possible, de manière à dessiner une nouvelle perspective de mobilisations ». Il a jugé que « renforcer le syndicalisme » était « tout à fait impérieux en cette période de crise ». Ce sera un « enjeu majeur du congrès de la CGT », en décembre à Nantes.
De son côté, François Chérèque s’est déclaré surtout préoccupé de « mettre [ses] forces sur l’aide aux équipes » confrontées dans les entreprises aux suppressions d’emploi.
Quant à des initiatives nationales, il s’est borné à dire : « On verra avec les autres organisations si c’est nécessaire d’aller plus loin » que les actions locales. Toutefois, François Chérèque a lancé un appel à la CFTC, se demandant comment il se fait que deux syndicats de culture commune comme la CFDT et la CFTC ne puissent se poser la question de se rapprocher.
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