Le groupe bancaire italien Uni-Credit (168 000 salariés), né de la fusion, en novembre 2005, des groupes italien Unicredito Italiano et allemand HypoVereinsbank (HVB), poursuit son travail de construction d’un dialogue social européen avec l’adoption, le 14 mai dernier, d’une déclaration conjointe de la direction et du CE européen sur « l’égalité des chances et la non-discrimination » (v. LSE n° 228, p. 12). Le CE européen, mis en place fin 2007 (v. LSE n° 170, p. 8), et la direction ont déjà adopté, en décembre dernier, une déclaration commune sur la formation, l’apprentissage et le développement professionnel (v. LSE n° 217, p. 8). Cette nouvelle déclaration a été préparée par une commission commune à la direction et au comité installée le 8 avril 2008.
Dans cette déclaration, les parties se disent convaincues que la gestion des diversités au sein du groupe par la mise en œuvre de politiques fondées sur l’égalité des chances et la non-discrimination permettra au groupe de développer une culture de la diversité qui améliorera l’environnement de travail, la créativité et l’innovation, ce qui aura pour effet de fidéliser le personnel et d’attirer de nouvelles compétences.
Dans leur déclaration, les parties veulent promouvoir trois principes :
1° L’égalité de traitement et la considération de toutes les diversités, sans privilégier certaines différences plutôt que d’autres.
2° La transversalité de la culture de la diversité, qui doit concerner toute l’organisation et tous les salariés.
3° La méritocratie, qui doit servir de fondement à l’égalité des chances et à la non-discrimination. La gestion du personnel et son évaluation doivent reposer sur ses compétences, son potentiel et la qualité de ses résultats.
La déclaration conjointe développe cinq engagements mutuels :
– Pour éviter toute sorte de discrimination, le groupe s’engage à réduire tous les écarts et différences de traitement. Il développera en particulier de nouvelles initiatives pour promouvoir le rôle des femmes dans l’environnement de travail.
– Les parties vont mobiliser le dialogue social à tous les niveaux appropriés afin de saisir toutes les opportunités et utiliser tous les outils pour traduire les engagements de l’accord.
– Les signataires veulent bâtir un système assurant la non-discrimination et l’égalité de traitement qui soit « un cercle vertueux » fait de droits et de devoirs, dans lequel chaque individu joue un rôle fondamental en concrétisant les principes de l’accord.
– Le texte insiste sur le rôle des managers qui est central compte tenu de leur position dans l’organisation. Ils doivent s’engager personnellement à améliorer la prise de conscience de l’existence de la diversité et de sa valeur.
– Le partage des bonnes pratiques et leur valorisation est un objectif commun atteint par la diffusion des initiatives qui ont déjà fait leur preuve au sein du groupe.
Le groupe s’engage en particulier à mettre en œuvre l’équilibre entre vie familiale et vie professionnelle et une politique favorable aux familles. Le texte entend faire jouer un rôle important à la formation, qui a un « effet décisif sur les changements de comportement et de culture ».
Le suivi de l’accord est soumis à un contrôle périodique des parties et un point est prévu à chaque réunion du CE européen. L’objectif est également d’établir et de renforcer une coopération
au niveau local en promouvant des discussions ouvertes entre les acteurs sur l’égalité des chances et la non-discrimination, fondées sur le dialogue social et respectant tant les bonnes pratiques que le contenu de la déclaration.
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