Le DIF a été crée par la loi du 4 mai 2004 relative à la formation tout au long de la vie et au dialogue social. Le législateur ne donne pas de définition précise du DIF. On peut le définir comme un capital de temps de formation qu’acquiert annuellement chaque salarié, pour suivre une formation de son choix à son initiative, sous certaines conditions
Si la formation et le DIF ne font plus partie de la négociation annuelle obligatoire (NAO), cela reste une possibilité à ne pas négliger. La loi de 2004 renvoie aux branches professionnelles le soin de préciser nombre de dispositions qu’elle énonce. L’entreprise a alors le choix de se référer à la branche ou de conclure un accord d’entreprise. Cet accord d’entreprise intervient afin de définir les modalités d’application particulières du DIF et de les aménager en fonction de l’entreprise ; il détermine ainsi les actions de formation qui peuvent être suivies dans le cadre du DIF, les modalités pratiques pour demander à en bénéficier, etc. Ce n’est pas une obligation légale de négocier dans l’entreprise sur le DIF mais cela est plus que recommandé puisque les règles légales ne répondent pas à toutes les questions pratiques. L’accord collectif est alors vu comme un carnet de route pour garder « le cap et tracer un véritable parcours de formation adapté à chacun » (Lamy Négociation Collective, no 1174).
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