Hôtel de luxe parisien, en rénovation depuis juin 2008, le Royal Monceau applique un accord de chômage partiel. Signé le 11 septembre 2008 par tous les syndicats (CFE-CGC, CGT, FO), il accompagne les salariés durant la fermeture pour travaux de l’établissement jusqu’en octobre 2009. Il prévoit 6 mois de chômage partiel sans baisse de salaire, le différentiel étant pris en charge par l’employeur. En outre, au-delà de cette période, le texte prévoit un maintien des salaires, assuré par l’employeur, jusqu’à la réouverture du palace. « Après des années de bataille, un vrai dialogue social s’est amorcé à partir de janvier 2007, analyse la secrétaire CFE-CGC du comité d’entreprise (CE), Cécile M’Kavavo. Depuis mai 2007, il n’a cessé de se développer. »
L’accompagnement des salariés (180 aujourd’hui contre 280 en 2007) n’est pas uniquement salarial. En effet, la direction et les instances représentatives du personnel (IRP) ont aussi misé sur la formation.
En juin 2008, le CE a demandé au groupe Raffles, qui exploite l’hôtel depuis mars 2008, son schéma de formation. « Nous voulions des informations sur leurs standards et leurs procédures », explique Cécile M’Kavavo.
Les IRP défendaient l’idée que la stratégie de Raffles devait être déclinée dans le plan de formation du Royal Monceau. Souhait exaucé. Aussi, en décembre 2008, le CE a donné un avis favorable au plan de la direction. Il entre, cette année, en application. « Le Fafih, Opca de l’industrie hôtelière, a accepté de financer une dotation supplémentaire de 40 % par rapport à la taxe légale de 0,9 % qu’il verse à l’entreprise. Une dotation qui tient compte des exercices 2007 et 2008. » Les formations débuteront trois mois avant la réouverture de l’hôtel qui a été repoussée au premier trimestre 2010.
En attendant, sur ses deniers, l’employeur vient de budgétiser un programme de bilans d’adaptation qui avait été demandé en CE. Le but sera, pour chaque salarié, de faire le point sur sa situation après 6 mois de chômage partiel. Les salariés ont aussi été informés de leurs droits en matière d’accès au DIF (droit individuel à la formation). Les élus du CE viennent de consulter les salariés sur leurs projets. « 30 % d’entre eux sont en train de préparer leur demande de DIF, note Cécile M’Kavavo. Pour la CFE-CGC, la prise de conscience par les salariés que la période de chômage partiel doit être valorisée par des formations, afin de préserver leur employabilité, est essentielle. »
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