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GeoPost signe un accord mondial sur les droits humains et la liberté syndicale avec UNI Global Union

GeoPost signe un accord mondial sur les droits humains et la liberté syndicale avec UNI Global Union
La direction de GeoPost, la filiale express internationale du groupe La Poste, a signé, le 14 mars 2017, avec la fédération syndicale UNI Global Union et ses trois affiliés français (CGT-FAPT, F3C CFDT, FO Com) un accord-cadre mondial sur les droits humains fondamentaux et la liberté syndicale.

La deuxième entreprise de livraison de colis en Europe, GeoPost, la fédération syndicale internationale UNI Global Union et les organisations syndicales françaises qui en sont membres (CGT, CFDT et FO) ont signé, le 14 mars dernier, un accord mondial sur les droits humains fondamentaux et la liberté d’association. Selon Philip Jennings, le secrétaire général d’UNI, « il s’agit d’un accord inédit. C’est la première fois que l’un des géants de livraison de colis signe un tel accord avec un syndicat mondial ». Le président de GeoPost, Paul-Marie Chavanne, a pour sa part indiqué que l’accord représentait pour le groupe « un élément important de [sa] responsabilité sociale ». Ce texte concernera 60 000 salariés.

Respecter les droits humains fondamentaux

Selon le communiqué de GeoPost, le texte confirme les engagements du groupe concernant le respect des droits humains en reconnaissance des Principes et droits fondamentaux au travail de l’OIT, et des Principes directeurs des Nations unies. Dans l’accord, le groupe s’engage à se conformer à toutes les lois nationales sur l’emploi, les conventions collectives, les règlements relatifs à la santé et à la sécurité ainsi que les lois et les droits de l’Homme internationalement reconnus, sur tous les marchés dans lesquels il intervient. Il s’engage également en matière de non­discrimination, notamment lors des recrutements et dans sa politique salariale, à fournir des heures de travail raisonnables et des conditions de travail « équitables » dans toutes ses entités.

Permettre l’exercice des droits syndicaux

L’accord consacre tout un chapitre à la liberté syndicale avec des dispositions invitant les managers à trouver des solutions pour faciliter l’exercice des droits syndicaux et à ne pas s’opposer aux tentatives d’organisation. Aucun salarié ne doit être exposé à l’intimidation, au harcèlement ou aux représailles dans l’exercice de ses droits. L’accord permet également aux organisations nationales membres d’UNI d’aller à la rencontre des salariés, après en avoir arrêté les modalités avec la direction locale. Ces rencontres doivent permettre aux syndicats d’échanger sur l’intérêt de rejoindre une organisation.

De son côté, UNI Global Union accepte que les campagnes de syndicalisation incluent des stratégies qui fassent en sorte que GeoPost reste compétitif dans un marché organisé. De plus, UNI et ses affiliés doivent chercher à résoudre tout conflit par des voies pacifiques afin d’éviter une rupture du service pour les clients ou d’atteindre à la réputation de GeoPost. La fédération encourage ses affiliés à aller jusqu’au bout d’une communication de bonne foi et des procédures locales de règlement des conflits avant de se lancer dans une action collective ou des campagnes médiatiques au sein de l’entreprise.

Le groupe attend de ses fournisseurs et sous-traitants un comportement compatible avec les engagements pris dans l’accord.
Les signataires se réuniront deux fois lors de la première année d’application de l’accord-cadre pour accompagner sa mise en œuvre.

Accord mondial du 14 mars 2017 sur les droits humains fondamentaux et la liberté d’association dans le groupe GeoPost
www.wk-ce.fr/actualites/upload/geopost-accord-droits-fondamentaux-14mars2017.pdf

Liaisons Sociales Quotidien, 18/04/2017
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